Dans le cadre du cycle Patrimoine & Défis climatiques
Patrimoine bâti et submersion marine : stratégie de protection et de résilience côtière
Une formation de l’école de Chaillot à destination des professionnels internationaux
Le 25 juin 2026 – en visioconférence
Pour penser la trajectoire de nos littoraux, l’anthropologie offre un éclairage fondamental sur la relation entre nature et culture. Dans Les Structures élémentaires de la parenté (1949), Claude Lévi-Strauss oppose radicalement la nature universelle à la culture, définie comme une structure symbolique. À l'inverse, son élève Philippe Descola, dans Par-delà nature et culture (2005), démontre que cette dualité est une pure construction de l'Occident moderne. Pour la majorité des sociétés, la nature objective extérieure à l'Homme n'existe pas : tout est affaire de culture.
Ce constat redéfinit le paysage côtier non pas comme un espace physique, mais comme une construction mémorielle et sensorielle où les interrelations humaines priment.
Ce territoire abrite un patrimoine maritime bicéphale. Il est d'une part matériel — composé de ports, d'habitats traditionnels de pêcheurs, de fortifications et de vestiges archéologiques — et d'autre part immatériel. Croyances, coutumes et savoirs vernaculaires forment le capital social des communautés, déterminant directement leur capacité de résilience face aux crises.
Aujourd'hui, ce patrimoine subit de plein fouet l'élévation marine. L'effacement de ces biens culturels ne constitue pas seulement un dommage physique, mais un véritable traumatisme pour la mémoire collective.
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Imprimable en livret, format A5